Actions annexes


L'action de développement des infrastructures scolaires au Burkina Faso de Schola Africa est doublée d'une volonté d'améliorer les conditions d'éducation des élèves burkinabè, par la mise en place de nombreuses actions annexes.

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Grâce au suivi des écoles que nous opérons lors de nos 3 missions annuelles au Burkina Faso, nous constatons la présence de plusieurs facteurs entravant la réussite des écoliers. C'est pourquoi, avec l'aide de notre relai sur place, Karim Gomina, nous cherchons en permanence à mettre en place des projets annexes innovants, qui permettront de combler ces manques.

Ainsi, nous prêtons un intérêt tout particulier à l'aspect qualitatif de nos actions au Burkina Faso, sans se perdre dans une vision quantitative qui consisterait à construire le plus d'écoles possible dans la région de Bobo-Dioulasso. Schola Africa a fait le choix d'avancer pas à pas, en agissant de manière ciblée et intelligente, pour répondre au mieux aux besoins exprimés par nos interlocuteurs burkinabè.

Lampes solaires


L'une des principales causes d'échec scolaire en milieu rural au Burkina Faso est le fait que les enfants ne peuvent pas travailler le soir, lorsqu'ils rentrent chez eux. En effet, en brousse, l'électricité fait défaut et la nuit tombe très tôt. Ainsi, les enfants, privés de lumière, sont incapables de réviser leurs leçons.

Afin de pallier ce problème, Schola Africa a entrepris de fournir aux élèves de nos écoles des lampes solaires, pour leur permettre de travailler en groupe, à la nuit tombée. Généralement, les familles burkinabè possèdent déjà une lampe (souvent à pétrole), mais elle est prioritairement utilisée pour faire la cuisine ou par les parents, le soir.

L'objectif de ce projet est donc de distribuer des lampes supplémentaires par groupes d'élèves pour leur permettre de faire leurs devoirs le soir, et ainsi être à jour dans leur programme.

 

 

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Le choix de l'énergie solaire place par ailleurs notre action dans une optique environnementale - en plus d'être plus fiable et pratique pour des enfants vivant en brousse.

Projet "Poules"

Le projet "poules" cherche également à répondre à ce manque de fournitures scolaires qui empêche les enfants burkinabè de travailler dans des conditions optimales. Lancé en avril 2012, le principe de ce projet est de donner à 50 enfants de CE1 et de CE2, de l’école de Dindéresso, une poule et un coq afin que la vente d’œufs et de poussins permette aux enfants de s’acheter eux-mêmes leur matériel scolaire.

D'une manière générale, soit les parents n'ont pas les moyens de payer ces fournitures à leurs enfants, soit ils doivent attendre de percevoir les revenus de leurs récoltes, qui arrivent plusieurs mois après la rentrée scolaire. Les enfants se retrouvent donc à passer un premier trimestre dans des conditions inadéquates.

L’objectif est donc de répondre à ce réel besoin, tout en responsabilisant les écoliers : ils comprennent le coût de leur matériel et en prennent soin. De plus, construire son poulailler, s’occuper des volailles, les vendre sur le marché, sont autant d’exercices pratiques contribuant à leur épanouissement et valorisés par le programme scolaire du cycle CE.

 

 

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Le Lieu de vie

L'association a décidé au printemps 2016 d'investir dans l'ancien bâtiment qui accueillait le centre de formation à la couture (qui a depuis déménagé), pour le réaménager en un Lieu de vie. Ce Lieu de vie, lui aussi situé à Sarfalao, mettra à disposition plusieurs salles équipées en  matériel scolaire et lampes solaires aux élèves de la région désireux de travailler et de réviser, ainsi qu'une bibliothèque et d'autres objets culturels (la mise à disposition d'instruments et d'un terrain de volley sont par exemple à la réflexion). Il pourra également être, plus prosaïquement, un lieu de repos et de détente. Les travaux ont commencé à l'été 2016 et devraient prendre fin d'ici l'automne.

Inscriptions à l'état civil


L'inscription à l'état civil est une démarche obligatoire sans laquelle un élève burkinabè ne peut pas obtenir son Certificat d'Etudes Primaires (CEP) et donc accéder au collège par la suite. Si Schola Africa agit principalement pour la scolarisation au niveau primaire, nous cherchons cependant à inciter les écoliers à poursuivre leur études.

En milieu rural, très peu de parents sont au courant de l'importance que revêt cette procédure et de sa nécessité pour permettre à leurs enfants d'intégrer le collège. Il s'agit par ailleurs d'une démarche administrative payante et le manque de moyens peut expliquer le fait que de nombreuses familles y renoncent.

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C'est pourquoi Schola Africa organise depuis plusieurs années des sessions d'inscription à l'état civil avec les parents des villages aux alentours de Bobo-Dioulasso. Nous finançons les démarches administratives et accompagnons les familles pour remplir les papiers, avec l'aide de notre relai local, Karim Gomina, assisté par un de ses anciens élèves de Dindéresso.

Chaque année, plusieurs centaines de recensements sont ainsi effectués, permettant à autant d'enfants burkinabè de passer leur diplôme de fin d'études primaires, dans l'espoir d'intégrer par la suite un collège.

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